Vice & Vertu, virée immersive dans le Red Light de Montréal

Bon, soyez honnête. Combien de fois avez-vous consommé de la culture cette dernière année? Je me suis rendue compte, personnellement, que j’avais beaucoup ralenti le rythme ces dernières années.

Quand une amie a suggéré que l’on assiste à Vice & Vertu, le petit dernier des 7 doigts de la main, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion.

Je trouve cela tellement satisfaisant de dépenser son argent pour une expérience plutôt que pour un bien matériel.

En plus de chouchouter ses relations, on encourage l’industrie artistique, on passe un moment totalement immergé dans l’instant présent, et on permet à son cerveau de s’aérer et de créer des nouveaux liens entre ses idées. Que du bon!

C’est donc très excitée que je me suis habillée en mode années 40, et que je suis sortie à la Société des Arts Technologiques un vendredi soir.

Artistes de Vice & Vertu

Du cirque au Red Light

J’avais beaucoup entendu parler de Vice & Vertu, et j’avais très hâte de me faire ma petite idée de la dernière création des 7 doigts de la main, maintenant désigné sous le nom de Les 7 doigts.

J’en suis maintenant à mon 4e spectacle de ce collectif circassien. Chaque création est totalement différente de la dernière, tout en gardant une signature constante. C’est hallucinant!

Pour ce spectacle créé dans le cadre du festival Montréal complètement cirque, l’équipe multidisciplinaire du collectif nous plonge dans l’univers illicite du quartier Red Light de Montréal des années 40. Bordels, mafia, music-halls interdits, droits des femmes, religion… Tout y passe.

 

Une soirée sulfureuse

Fébriles et curieux, on s’entasse avec les autres spectateurs dans une salle au rez-de-chaussée de la Société des Arts Technologiques (SAT). La tension est palpable. Des personnages costumés interagissent avec la foule, avant de figer en tableaux cocasses.

Amusés, nous attendons impatiemment le début du spectacle. Plusieurs scènes nous entourent, et nous ne savons pas où l’action commencera.

Puis, le rideau de l’une des scènes s’ouvre sur un numéro de music-hall qui se termine. Nous applaudissons avec fougue, complètement guillerets.

Sans crier gare, nous voilà subitement plongés dans l’ambiance d’un cabaret montréalais illicite, à l’époque de la prohibition.

Tour à tour, différents numéros prennent place dans l’espace autour de nous, nous surprenant chaque fois par leur emplacement. Burlesque, cirque, chant, acrobaties, saynètes et numéros divers nous plongent dans l’histoire de Montréal et de son atmosphère sulfureuse des années 40.

 

Se déplaçant tour à tour dehors, au rez-de-chaussé et sous l’immense dôme avec projections, c’est avec délice que le public se laisse sombrer dans le monde de Vice & Vertu.

Brisant quelques fois le quatrième mur en interagissant directement avec le public («Ben quoi! C’est juste du théâtre!» de s’exclamer un acrobate devant nos faces angoissées), les 30 artistes du spectacle s’accommodent très bien de notre présence.

Ils circulent autour de nous avec aise. Nous faisons partie du décor, ou plutôt, de l’action. Nous prenons tour à tour les rôles de public, de badauds dans la rue, de clients de taxi. C’était rafraîchissant d’être aussi près de l’intrigue.

On ressort de Vice & Vertu complètement sous le charme. Faites vite, le spectacle est présenté jusqu’au 6 août seulement!

Et, promis, je sors plus souvent consommer de la culture! 😉

Vous pourriez aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *