Ode à la déconsommation

OK, il est temps qu’on parle. Le voyez-vous? On est complètement englué dans la logique de la consommation. Nous ne sommes plus à même de faire des choix éclairés sans qu’elle vienne y plonger ses grosses pattes sales.

Le système économique

Depuis la révolution industrielle, la consommation sert à supporter le capitalisme, un système économique basé sur la production. Pour qu’il fonctionne, ce système nécessite que les biens produits soient écoulés. Ainsi, toujours plus de biens peuvent être créés, et générer de la richesse par conséquent.

C’est le seul système que nous avons connu de notre vivant, et nous y jouons un rôle actif. Nous devons faire notre part et CONSOMMER! Acheter, faire rouler l’économie! Et cela, dans le sacro-saint but de la croissance infinie.

Consommer pour croître

La consommation exerce un rôle clé dans ce système économique. Et pour générer de la consommation, la publicité est cruciale. Sans elle, nous ne saurions même pas QUOI consommer.

Une chance qu’elle est là, la publicité! Sinon comment saurions-nous de quoi nous avons besoin dans la vie? (*sarcasme*)

Le marketing a dicté nos choix depuis si longtemps que nous ne savons même plus déterminer nous-mêmes nos besoins. Spots publicitaires, affiches, emballages, marchandisage…. Tous ces supports utilisent de psychologie fine afin d’influencer le comportement du consommateur.

La création de besoins

Ces. besoins. sont. artificiels.

Déconnectés de nos véritables besoins, nous consommons sans broncher ce que l’on nous place devant les yeux, les oreilles, et même l’ouïe et l’odorat.

Nous croyons qu’il nous faut cet éplucheur spiral pour être heureux dans la vie. Que si l’on ne sent pas le Verger de pommes™ ou la poudre pour bébé, ça veut dire que l’on pue. On nous vend du shampoing avec du sulfate de sodium asséchant, puis du revitalisant pour restituer l’hydratation perdue.

Le plastique à usage unique est roi, pour que l’on puisse en reconsommer à chaque fois. Ça serait un véritable sacrilège de pouvoir réutiliser une bouteille en verre! On serait même pas capable de participer à l’effort collectif de consommation pour faire tourner la machine.

Et la bouffe… Suis-je la seule à avoir l’impression, en serpentant les allées d’une épicerie grande surface, que c’est pas de la vraie bouffe qui s’y trouve? Tout est ultra transformé, ultra emballé, ultra aseptisé. De la bouffe, ça devrait sentir quelque chose! Ça devrait être frais, plein de nutriments, plein de goûts. Et pas à cause des exhausteurs de goût, tsé.

Vers la déconsommation

Guys. Réveillons-nous. On EST capable de penser par nous-mêmes.

C’est pas facile au début, mais on EST capable de déterminer nos vrais besoins. Le nécessaire pour nous garder en santé et épanoui. Le reste, c’est du superflu.

Apprendre à faire la sourde oreille à la pub. À s’écouter. À vivre à notre rythme.

Et arrêter de consommer comme des malades, mautadine.

Nous sommes plus évolués que ça.

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