5 astuces pour une garde-robe minimaliste et durable
Vous vous demandez comment faire pour avoir une garde-robe minimaliste et écoresponsable? Bravo! Aujourd’hui, on jase astuces pour s’habiller de manière simple et durable.
Appliquer le minimalisme à sa garde-robe et réfléchir à la provenance de ses vêtements, ce n’est non seulement souhaitable, mais complètement essentiel.
Vous ne trouvez pas qu’on a juste TROP de linge, en général?
De plus, avec la prolifération des H&M, Zara et autres géants du fast fashion, l’impact écologique de notre consommation de vêtements est carrément monstrueux.
Dans les 15 dernières années, la production textile a doublé dans le monde. DOUBLÉ. En tenant compte que sa production utilise des ressources non renouvelables, et qu’environ la moitié des vêtements produits seront jetés dans l’année suivant leur achat, nous nous dirigeons directement vers une belle catastrophe écologique.
Faque. Y a-t-il moyen de ne pas se promener nu tout en restant respectueux de l’environnement? Ben oui!
Il est possible d’appliquer le minimalisme et la consommation responsable à sa garde-robe avec quelques astuces. Et même pas obligé de vous rendre au niveau de Marie Kondo, là! Quoique son processus est très utile pour déterminer quoi garder.
La logique est simple. On simplifie sa garde-robe pour l’optimiser, et on réfléchit à ce qu’on fait rentrer. On privilégie les sources écoresponsables tout en maximisant les agencements. Go, on y va!
Voyez aussi mes conseils de désencombrement pour une maison minimaliste.

1re étape: épurer
Un GROS ménage de vos tiroirs, c’est la première étape vers une garde-robe minimaliste. Ce morceau de linge que vous ne portez qu’une fois par année? Exit! Vous ne vous en ennuierez pas, promis.
Je fais généralement trois piles: «à garder absolument», «à donner», et «j’arrive pas à me brancher».
Je ne garde que les morceaux que j’aime vraiment, et ce qui me fait bien. J’essaie de laisser tomber les espoirs qu’un vêtement avec un fit bizarre me fasse soudainement hyper bien un jour. Beu-bye!
Je fais généralement ce tri à chaque changement de saison, quand j’échange les vêtements d’été pour ceux d’hiver, et vice versa.
Allez porter tout ce linge chez Renaissance, ou contactez un organisme qui effectue la collecte à domicile. Pour ce qui est des vêtements qui ne pourront pas être réutilisés, Certex les récupère.
Ou encore, gardez-les pour un prochain échange de vêtements. Ce qui m’amène au deuxième point.

2e étape: échangez des vêtements
Aussi connus sous le nom de «switch and bitch», les échanges de vêtements sont faciles à organiser. Et en plus, ils sont franchement bien le fun!
Le principe est simple: chaque invité arrive avec du linge dont il/elle veut se débarrasser. On met les vêtements au centre, et on les sort un par un. Si plusieurs personnes manifestent un intérêt, on doit les essayer et faire voter l’assemblée pour déterminer à qui il va le mieux! Les morceaux non réclamés sont donnés.
J’en fais pas mal souvent avec mes amies. Je trouve que ça facilite le processus de tri de vêtements. J’ai moins de tristesse à me départir de morceaux quand je sais que je pourrai bientôt en avoir d’autres. En plus, je suis presque contente de mettre des vêtements dans ma pile à donner quand je sais que mes amies pourront en profiter.
Les échanges de vêtements sont géniaux pour redonner un petit coup de frais à sa garde-robe tout en restant écoresponsable. Des fois, je prends un truc en me disant que je vais le porter quelques mois, puis l’amener au prochain «switch and bitch»!

3e étape: acheter des vêtements seconde main
Réutiliser, c’est toujours plus écolo que de consommer. C’est pourquoi les boutiques de vêtements seconde main, les foires vintage et compagnie sont à privilégier, si vous aimez le look.
Personnellement, j’ai rarement la patience d’écumer les racks du Renaissance. C’est pourquoi je préfère payer un peu plus cher et magasiner dans des boutiques où un tri a déjà été effectué. Oui, j’ai un petit côté paresseux!
Mes grands favoris à Montréal: le Bazar Vintage Montréal, une espèce de marché au puces géant à tout petit prix, ou encore les bazars Les Intemporelles dans Villeray, où la qualité des vêtements est vraiment exceptionnelle, et les prix, vraiment corrects. En plus, ça commence à devenir assez populaire et ils ont rajouté des artisans locaux à leur sélection. Un must!
J’aime aussi beaucoup le célèbre Eva B, la caverne d’Ali Baba des trouvailles abordables. Au rez-de-chaussée, une sélection plus recherchée est exposée. Et en haut dans l’immense arrière-boutique? Des tonnes de vêtements de toutes sortes!
Il y a également le Cul-de-sac sur Saint-Laurent (pourquoi ne pas faire un tour chez KILOfripe et Kitsch’n Swell, un peu plus haut?)
Et si les vêtements ne vous font pas, faites appel à un couturier, ça ne revient vraiment pas cher.

4e étape: acheter local
Si vous voulez acheter neuf, de grâce, privilégiez le local et éthique. Il se fait tellement de beaux vêtements au Québec ou au Canada! (Psst, je parle ici de vêtements confos faits au Québec)
Oui, le coût est un peu plus élevé. Mais la qualité est tellement meilleure que ce que vous pouvez trouver chez H&M et cie. Le service après-vente est également souvent meilleur.
La plupart versent dans le design plus intemporel, et vous vous assurez donc de garder vos morceaux longtemps. Généralement, en fait, de miser sur le style plutôt que sur les modes est une action beaucoup plus écoresponsable. Ces dernières, après tout, sont un excellent moyen de vous inciter à consommer davantage. Un peu comme l’obsolescence programmée de vos appareils électroniques. Pour rester in, il faut bien entendu renouveler souvent sa garde-robe! C’est pourquoi les vêtements cheap cheap cheap ont la cote.
Mes marques préférées: Betina Lou (la boutique offre d’ailleurs des altérations gratuites), Meemoza (éthique et écolo), Annie 50, Cokluch, Eve Gravel, June Swinwear, Sokoloff lingerie, et j’en passe.
En matière de boutiques, j’adore Belle et Rebelle sur la Plaza St-Hubert. Je fais à peu près tous mes achats de vêtements neufs à cet endroit, la sélection est hyper intéressante.
Avoir une garde-robe minimaliste, oui, mais remplie de vêtements durables et de qualité!

5e étape: porter attention à l’agencement
Un morceau que tu ne peux porter qu’avec ce pantalon-là ou cette jupe-là, c’est au final pas ben ben pratique.
La gestion de la garde-robe devient vraiment plus facile quand nous portons attention à la possibilité d’agencement, au moment de l’achat.
Vais-je pouvoir le porter avec ce que j’ai déjà dans ma garde-robe? Est-il versatile? Encore mieux si on peut faire plusieurs saisons avec.
Ça simplifie TELLEMENT le moment de s’habiller, quand nos vêtements sont relativement interchangeables. On se simplifie ainsi l’esprit, et on a besoin de beaucoup moins de vêtements au final.
Pour cela, il existe même des compagnies qui offrent des garde-robes «capsules».
Vetta, par exemple, est une start-up new-yorkaise proposant des collections de 5 morceaux qui s’agencent tous entre eux. Avec moins de linge, on peut créer un maximum de looks. Pratique!
Peu importe où vous en êtes rendus dans votre transition vers une garde-robe minimaliste et écoresponsable, je vous encourage surtout à faire preuve de patience et d’indulgence envers vous-même. Un gros changement comme ça, ça ne s’improvise pas!
L’important c’est d’avancer peu à peu. Go, vous êtes capables! 🙂
Conservez cette idée pour plus tard, épinglez-la à Pinterest:

Depuis qu’on est nomade, on a radicalement changé nos habitudes au niveau des vêtements. On achète essentiellement du seconde main. On use aussi nos vêtements jusqu’au bout avant de les jeter et d’en acheter d’autres. Et de mon côté, j’ai opté pour des fringues qui s’harmonisent toutes entre elles. Je fais plusieurs tenues avec un t-shirt par exemple. Ca me permet de changer de look sans pour autant avoir trop de vêtements.
Je suis tellement d’accord, c’est important de pouvoir harmoniser ses vêtements entre eux! Car si telle jupe ne va qu’avec tel top, ça en prend du linge pour avec une garde-robe fonctionnelle 🙂